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Tour de corse à la nage

D’où est venue l’idée de ce tour de Corse en relais ? « Le défi a été créé par un club de L’Oise dont les membres nagent en maillot dans un étang, toute l’année, été comme hiver. C’est un challenge qu’ils ont créé eux-mêmes à la suite de plusieurs traversées de la manche. »
 

Pourquoi avoir choisi de se lancer dans l’aventure ? « Un ami s’est engagé sur la course et s’est tourné vers moi pour la location du catamaran. Je me suis alors interrogé sur leur organisation puis il m’a informé qu’il assurait seul le pilotage du bateau. Deux skippers me semblaient indispensables pour pouvoir se relayer jours et nuits, pour maintenir le cap et garantir la sécurité des nageurs. Je me suis donc lancé dans l’aventure à ses côtés. Maintenant que le tour est réussi, j’ai reçu des témoignages de sa part pour me remercier d’être venu le seconder ».

 

Quels ont été les moyens de sécurité mis en place ? « Sur le bateau, j’avais activé le GPS traceur et navionics sur une tablette pour avoir, en permanence, une position double du bateau en cas de panne.

Les kayaks avaient un mât porte-drapeau et un système lumineux avait été mis en place pour les nages de nuit avec des feux de navigation, une petite lampe à l’avant et une lampe frontale.

Les nageurs, quant à eux, portaient un bonnet fluo et disposaient également d’un ballon gonflable avec un stick fluo qui s’accroche dans le dos sur la ceinture et qui permet aux kayakistes de les repérer facilement.

Evidemment nous avions tous des radios VHF avec des prises de contact toutes les dix minutes. »

 

Combien de personne pour accomplir ce projet ambitieux ? « Douze personnes. 4 nageurs qui se sont relayés, 3 kayakistes et un de réserve, une dévouée cuisinière- hôtesse-masseuse, une personne chargée de la logistique et un cameraman qui a immortalisé l'événement. Un DVD sur la faune et flore marine de Corse et autour de l'île de Beauté sera réalisé au profit de l'association « Petit Cœur de Beurre ».

Comment s’est organisé la vie à bord ? « Le bateau disposait de 4 cabines double et deux pointes avant. Il faut imaginer qu’il y a deux personnes dans l’eau, deux personnes sur le pont et 6 cabines donc ça passe. Mais nous avions orchestré les choses pour que les affaires soient bien rangées, à des endroits précis. C’est un rythme de fou et avec la fatigue qui s’accumule, il faut que tout soit bien à sa place. Par exemple, il y avait un mot d’ordre à bord : Rien sur la table à carte ! Et miraculeusement personne n’a jamais rien posé dessus. »

 

 Quelle a été la quantité d’eau embarquée ? « On a loué un bateau avec un dessalinisateur donc nous avions de l’eau douce à profusion pour le rinçage du nageur qui s’effectue à chaque retour d’eau. Nous avions pris 450L d’eau et il en est resté 150L donc nous avons consommé seulement 300L d’eau douce, ce qui n’est pas énorme mais ça s’explique surtout car nous avons fait la cuisine avec l’eau du dessalinisateur.

 

Et la nuit, comment ça se passait ?  « Sur les six jours, les nageurs ont nagé 4 nuits complètes 24h24. Nous avions eu des attaques de méduses sur les deux dernières nuits, ce qui nous a obligé de marquer une pause de 5 heures la première fois et 6 heures le lendemain où tout le monde a pu se reposer un petit peu et où les relais se sont réorganisés en fonction des stops des uns et des redémarrages des autres.

 

Un moment fort à nous partager ? « Le moment où nous avons choisi d’arrêter momentanément le challenge à la suite des épisodes des méduses. Une prise de décision difficile car d’une part, tout le monde n’est pas présent au moment M, (certains récupèrent) et d’autre part parce que personne ne souhaitait s’arrêter. Les sportifs voulaient continuer de nager même s’ils poussaient des hurlements dans l’eau. Alors au début, tu encourages puis arrive le banc de méduses et les flopées de piqûres donc là tu dis « stop ! tu sors de l’eau ».

 

Un moment dur ? « Le premier jour. Nous avons eu du vent, le bateau bougeait pas mal ce qui a entrainé un mal de mer général. Certains nageurs sont partis nager sans pouvoir s’alimenter correctement et certains ont même vomis en nageant. Ils ont, malgré tout, fait leur performance. Ça n’a en aucun cas baissé leurs moyennes. Puis au bout de 36-48h ils se sont acclimatés, réalimentés correctement puis tout s’est bien passé sur la suite du parcours. En revanche, depuis le retour, tout le monde se plaint d’avoir le mal de terre. Il faut vraiment 4-5 jours pour se réacclimater de 8 jours de mer sur un catamaran qui est en permanence en instabilité. »


Gérer son allure, s’adapter aux vitesses des nageurs n’a pas été trop dur ? « Ah ça, ça a été vraiment intéressant. Le nageur va à 1.7 nœuds soit 3.3kms/h par mer à peu près plate donc il a fallu s’adapter constamment.

 

Quels bassins de navigation recommandes-tu pour partir en Corse ? « La Corse c’est juste le paradis, j’ai redécouvert l’Est de l’île qui est juste extrêmement belle, du Cap Corse jusqu’à Bastia. De Porto Vecchio aux bouches de Bonifacio c’est sublimissime. Mais nous n’avons pas tellement pu profiter des paysages car les nageurs ont été de cap en cap et n’ont pas longé les côtes pour raccourcir les distances. »


As-tu une anecdote ?  « Nous avions un drone à bord, tout neuf, super chouette qui vaut 1500 euros je dirais et qui, à chaque fois que l’on s’approchait des côtes, et plus particulièrement à l’entrée des bouches de Bonifacio, se faisait attaquer par des goélands. Nous sommes en effet tombés sur un nid de goéland. Ils étaient 8-10 sur la défensive, prêts à attaquer le drone. Vous auriez dû voir la tête que faisait le caméraman … »

 

La pratique de la nage en eau libre vous a-t-elle permis de constater à quel point la mer est polluée ? « Nous avons ramassé toute sorte de déchets mais principalement du plastique (résidus de bouteilles d’eau, sac plastiques...) mais aussi des pots de yaourt, des cordages, des chiffons pleins d’huile, des bâches... Nous devions recenser tous les déchets qui se trouvaient sur notre parcours pour soutenir PROTECT OCEAN une association de protection des mers et océans. Nous avons collecté 15kg de déchets. L’association va à présent étudier l’origine, le vieillissement et la décomposition de chaque détritus pour établir son rapport. »

6 jours et un peu plus de 19 heures. C’est ce qu’il aura fallu à l’équipage pour boucler le tour de l’île à la nage. A l'issue de six jours d'efforts intenses, l'équipe aura parcouru 500 km à la nage sans combinaison, en maillot uniquement. Quel sera leur prochain défi ?

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